Comment un seul trader a coulé une banque de 233 ans
En 1995, un trader de 28 ans fait perdre 1,4 milliard de dollars à la Barings et la met en faillite. La preuve qu'un compte sans garde-fou est une bombe.
En 1995, un trader de 28 ans fait perdre 1,4 milliard de dollars à la Barings et la met en faillite. La preuve qu'un compte sans garde-fou est une bombe.
En 1995, la Barings, plus vieille banque d’affaires de Londres fondée en 1762, disparaît en quelques jours. Le responsable n’est pas une crise mondiale ni une fraude massive : c’est un seul trader de 28 ans basé à Singapour, Nick Leeson.
Leeson prend des positions non autorisées sur les marchés à terme japonais. Quand il perd, il cache les pertes dans un compte d’erreur discret, le fameux « 88888 ». Personne ne contrôle vraiment. Tant que le marché coopère, l’illusion tient. Il double alors ses mises pour se refaire, exactement ce qu’un cadre de risque interdit.
Un tremblement de terre à Kobe fait plonger le marché japonais. Les positions de Leeson, gigantesques et à découvert, explosent. Les pertes atteignent environ 1,4 milliard de dollars. La Barings, incapable d’éponger, est vendue pour une livre symbolique.
Le drame n’est pas que Leeson ait perdu un trade. C’est qu’aucune limite ne l’a arrêté à temps. Pas de perte maximale, pas de contrôle indépendant, pas de blocage automatique. Un trader sans garde-fou n’est pas un trader courageux, c’est un risque non maîtrisé.
C’est précisément pour cela que les prop firms sérieuses imposent des garde-fous stricts : perte maximale, taille de position, contrôle du drawdown. Ces règles ennuyeuses sont ce qui sépare un mauvais jour d’une catastrophe irréversible.
Comparez les prop firms qui imposent — et récompensent — une vraie discipline de risque.
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