Le rapport sur le PIB britannique révélera si l’économie a continué de croître au dernier trimestre de 2025 – actualité en direct
Le dernier rapport sur le PIB britannique vient de tomber, dévoilant une croissance économique timide de 0,1 % au dernier trimestre de 2025. Cette performance, bien qu’en hausse modeste par rapport au trimestre précédent, reste nettement en deçà des attentes de nombreux économistes. L’économie semble emprunter la voie d’une lente navigation, flirtant avec la stagnation, […]
TH
Thierry
12 février 2026 · 3 min de lecture
Le dernier rapport sur le PIB britannique vient de tomber, dévoilant une croissance économique timide de 0,1 % au dernier trimestre de 2025. Cette performance, bien qu’en hausse modeste par rapport au trimestre précédent, reste nettement en deçà des attentes de nombreux économistes. L’économie semble emprunter la voie d’une lente navigation, flirtant avec la stagnation, principalement portée par un secteur des services à l’arrêt et une industrie en léger rebond.
Analyse du PIB britannique : Quelles dynamiques ont marqué le dernier trimestre 2025 ?
Dans ce tableau d’ensemble aux teintes contrastées, la courbe de la production a joué les étoiles montantes avec une croissance impressionnante de 1,2 %. Malheureusement, cette lumière a été éclipsée par une chute notable de 2,1 % dans la construction, secteur clé qui a connu son pire trimestre en plus de quatre ans. Le secteur des services, pilier habituel de la performance économique britannique, est resté déceptivement plat, laissant planer un nuage d’incertitude sur la vigueur du marché britannique.
Les experts et le marché britannique face à une croissance décevante
Face à ces indicateurs économiques, les voix des experts résonnent avec prudence, voire un brin de scepticisme. Lindsay James, stratège en investissement, qualifie la situation d’« assez morose », soulignant que le PIB ne fait que « tenir la tête hors de l’eau ». La révision à la baisse des chiffres de novembre, passant de 0,3 % à 0,2 %, ponctue le tableau d’une croissance trop faible pour relancer durablement l’économie. Quant à Scott Gardner, il évoque un frein net à la dynamique positive dégagée au premier semestre 2025, affectée notamment par un ralentissement industriel et la prudence des consommateurs après les mesures du budget de novembre.
Un regard sur les indicateurs économiques : stagnation des services et production en rebond
Si la croissance économique reste à la peine, certains secteurs offrent des dynamiques intéressantes. La production industrielle, par exemple, contredit le pessimisme ambiant avec une augmentation tangible, notamment grâce à une campagne de redémarrage audacieuse dans l’automobile, essentielle pour compenser les effets d’un cyber-attaque majeure ayant ralenti le transport d’équipements. En revanche, le ralentissement dans la construction soulève des questions sur l’investissement et les perspectives de développement urbain, un secteur qui, jusqu’ici, avait souvent soutenu la croissance.
Le poids des dépenses des ménages dans la fragile croissance du Royaume-Uni
Du côté des consommateurs, la tendance est à la résilience. Après un fléchissement notable durant la période des fêtes, les dépenses repartent timidement à la hausse, stimulées par des hausses de salaires réelles qui commencent à étirer le porte-monnaie des Britanniques. Néanmoins, cette embellie reste fragile, surtout au regard des revenus disponibles qui ont, en moyenne, diminué au cours de l’année 2025. Cette décroissance du pouvoir d’achat alimente, selon le syndicat Unite, une inquiétude profonde quant à la capacité de l’économie à générer une croissance soutenue capable d’améliorer réellement le quotidien des familles.
Performance économique à long terme : une croissance annuelle en demi-teinte
Sur l’ensemble de l’année 2025, la croissance du PIB a atteint 1,3 %, une progression modeste mais supérieure aux 1,1 % enregistrés en 2024. Cette hausse timide est néanmoins loin d’effacer les inquiétudes sur la trajectoire économique du pays. L’indicateur crucial du PIB par habitant, qui reflète mieux le niveau de vie, a lui aussi marqué le pas au dernier trimestre, avec une baisse consécutive sur deux trimestres, traduisant une stagnation du pouvoir d’achat réel.
Les perspectives 2026 : un souffle d’espoir ou une lente descente ?
Alors que le Royaume-Uni entame 2026, l’horizon reste embué. Les analystes envisagent une croissance d’environ 1 % pour l’année en cours, avec une possible reprise grâce à des investissements dans les infrastructures et une amélioration progressive du marché immobilier, qui semblait reprendre du poil de la bête à la fin 2025. Cependant, la vigilance reste de mise face aux tensions persistantes sur le marché du travail et à la politique monétaire encore restrictive de la Banque d’Angleterre.